Un homme meurt pendant son transfert au commissariat .
La ville de Grasse en état de choc. Peu après avoir été interpellé dans une rue de la ville, vendredi, un homme de 22 ans, Abdel Hakim Ajiimi, est mort dans un fourgon de police. Sa famille demande la vérité sur les circonstances du décès. Pour le moment, les causes exactes de la mort ne sont pas encore connues. D'après les premières constatations du légiste, le corps ne portait pas de trace de coups susceptible d'expliquer son décès. Mais il faudra attendre l'autopsie, prévue mardi, pour en savoir plus. Le déroulement des faits reste confus et les témoignages divergent. Abdel Hakim Ajiimi aurait été arrêté par la police après avoir provoqué un risque dans une banque qui lui aurait refusé un retrait. Selon la police, lors de son interpellation, le jeune homme se serait violemment débattu et "aurait voulu s'échapper". Un des quatre fonctionnaires sur place aurait eu l'épaule démise et une clavicule fracturée. Mais certains témoins dénoncent la brutalité de l'intervention et affirment que le jeune homme aurait été embarqué sans ménagement dans le fourgon. La famille endeuillée, qui a saisi une association de lutte contre le racisme, dénonce une "bavure policière". "Ils l'ont tué, ils l'ont tué exprès (...) Ils étaient six policiers sur un jeune homme de 22 ans (...) Mon fils, il n'a jamais fait de mal à personne" nous a confié le père d'Abdelakim Ajiimi. Et d'ajouter : "j'attends que justice soit faite". Le jeune homme était connu des services de police. L'IGPN, la police des polices, a ouvert une enquête. Une marche silencieuse sera organisée dimanche en mémoire du jeune homme.